Jaume Plensa

Chaque visage est un lieu

Exposition
5 mars 2022 - 6 juin 2022

Après le succès de l’exposition Le silence de la pensée en 2015 au musée d’art moderne de Céret, l’artiste catalan revient pour l’inauguration de la nouvelle salle d’exposition temporaire conçue par l’architecte Pierre-Louis Faloci.
Jaume Plensa a fait l’amitié au musée d’attendre la fin des travaux et de conserver dans son atelier de Barcelone les pièces inédites qui seront présentées lors de l’exposition.
Un ensemble de douze sculptures et d’une vingtaine de dessins originaux de grands formats, toutes pièces récentes réalisées entre 2019 et 2021, constitueront l’exposition qui explore le thème du visage, devenu un sujet de prédilection pour l’artiste.
Le titre de l’exposition, Chaque visage est un lieu, est extrait de textes et de poèmes écrits par Jaume Plensa, publiés dans le livre qui accompagne l’exposition.

Le film ¿Puedes oírme? de Pedro Ballesteros sur Jaume Plensa est visible durant l’exposition à l’auditorium du musée (durée 75′).

Artiste nomade qui a vécu à Berlin, Bruxelles, Londres, Jaume Plensa s’exprime au travers du dessin, de la gravure, de la sculpture ou de la
photographie. Le corps est l’une de ses thématiques essentielles.
Aujourd’hui, ses installations de plein air prennent le plus souvent forme humaine et elles ont essaimé dans les espaces publics du monde entier : Etats-Unis, Japon, Brésil, Italie, Allemagne…
L’œuvre de Jaume Plensa traduit aussi son amour de la poésie et des grands textes. Sa bibliothèque de cœur comprend quelques illustres écrivains tels que William Shakespeare, William Blake, Dante ou Charles Baudelaire.
« Ces quatre poètes m’ont aidé à me construire. Le poète respire l’instant, contrairement au romancier, qui vise la narration. Je le vis comme un baromètre de la société. La poésie parle d’absolu. […] Dans Macbeth de Shakespeare, une pièce que j’aime beaucoup, Macbeth finit par tuer le roi, mais il comprend surtout qu’il a tué la possibilité de dormir, tenaillé par le remords. Il n’a pas tué le physique, mais une abstraction. Il y a là une conception exacte de la sculpture que j’ai faite mienne.»