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Musée d'art moderne de Céret
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«5 cas de Figures»
23 janvier-14 mars 1999

Réduire la taille du texte  Agrandir la taille du texte  L’indépendant 15/02/99

L’idée venant de Joséphine Matamoros (conservateur des musées de Céret et Collioure) et de Patrick Jude ( chargé de mission par la DRAC au service éducatif du musée de Céret), a germé pendant quatre ou cinq ans et a pris une première forme début 98 avec l’exposition « Paris-Perpignan-Céret, destination Le Motif », résultat du travail sur place, à Céret, d’une vingtaine d’étudiants de l’Ecole supérieur des Beaux-Arts de Paris.
Puis le projet a été affiné et aujourd’hui, avec « 5 cas de figures », c’est une toute autre dimension qui lui a été donnée et qui présente le double intérêt d’être une action artistique vivante et, en même temps, de permettre à de jeunes élèves de confronter le résultat de leur travaux sur un même thème. Et de la confrontation naît l’évolution, c’est bien connu.
Avec « le paysage à la fin du XXe siècle » pour thème imposé (il ne s’agissait évidemment pas uniquement de « portraiturer » les paysages de Céret mais de s’en imprégner, sur le motif, puis de travailler le sujet et de border autour) les élèves des écoles des beaux-arts de Cergy-Pontoise, Valence, Marseille et celle de nos voisins d’Olot ainsi que l’école d’architecture de Paris-Val de Marne ont donc produit une importante série d’œuvres.
Pour composer l’exposition que le public est invité à découvrir jsuqu’au 14 mars prochain, une première sélection a été opérée au départ par les professeurs eux-mêmes puis, une deuxième s’est faite à l’arrivée par Joséphine Matamoros et Patrick Jude.
Ce dernier explique : « Nous avons sans doute été sévères mais nous avons traités ces jeunes comme des artistes. C’est-à-dire que nous avons discuté avec eux de nos choix et nous avons délibérément « mélangé » les écoles de façon à ce que les œuvres de chacun soient exposées avec le maximum de cohérence et en fonction de l’espace. »
Le résultat est très divers mais, malgré tout, ne manque pas d’unité. Certains ont « joué le jeu » et ont réellement travaillé sur le thème, jusqu’à le triturer, d’autres ont « élargi » pour travailler davantage sur le souvenir ou l’émotion née du paysage, d’autres encore ont carrément fait autre chose, hors sujet, mais avec suffisamment d’habilité pour que l’on devine que, plus tard, ils n’auront aucun mal à argumenter du contraire…
Pour notre part nous avons beaucoup aimé les moulages laiteux de Sophie Caminade (Marseille), l’amusante série « Ciré à Céret » de Clarisse Delfau (Cergy-Pontoise), les seiches aériennes de Gaelle Dubois (Cergy), les très colorés « corps-paysages » d’Aurélie Brame et l’esprit d’inventif de Yannick Vernet qui a conçu un étonnant jeu de « pousse pousse » avec des plantes vertes prélevées à Céret et a disséminé dans les salles d’exposition de minuscules plantations que l’on croirait surgies spontanément.
Mais peu importe notre avis, l’avantage de cette exposition gaie et dynamique est de montrer que les Ecoles des Beaux-arts ne sont pas toutes au même niveau elles n’en demeurent pas moins bien vivantes et inventives… Encore que celle d’Olot semble avoir bien du mal à rompre avec l’académisme qui a fait sa réputation dés la fin du siècle dernier.
En ce sens, la « confrontation » de Céret aura, on l’espère, produit un effet bénéfique sur ses élèves qui sont apparemment pleins d’enthousiasme et d’énergie.

Joël Mettay.

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