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Musée d'art moderne de Céret
Photos de l'exposition

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Miguel Chevalier
Paradis artificiels
Du 1er mars au 1er juin 2014

Réduire la taille du texte  Agrandir la taille du texte  L’exposition Paradis Artificiels explore - sur un mode poétique et métaphorique - la question du lien entre nature et artifice, qui aujourd’hui coexistent et s’enrichissent mutuellement. Selon une démarche initiée à la fin des années 90, qui prend appui sur l’observation du règne végétal et sa transposition imaginaire dans l’univers numérique, Miguel Chevalier est le créateur de plantes virtuelles, qui naissent, croissent, s’épanouissent et meurent en fonction de leur « code morphogénétique ». Ces fleurs nées de la germination de graines numériques et générées à l’infini par des logiciels s’épanouissent au sein de jardins imaginaires et apparaissent en projection sur des écrans. Le visiteur de l’exposition, dont le déplacement est saisi par des capteurs, induit mouvements et événements en ces jardins. Comme Alice passant de l’autre côté du miroir, il est alors transporté dans un univers magique, au sein d’une nature virtuelle démesurée et luxuriante…

Différentes installations permettent de réunir pour la première fois trois générations successives de graines et fleurs virtuelles : les Sur-Natures (2000/2014) dont les insolites ballets végétaux produisent une sensation d’impressionnisme numérique, les Fractal Flowers (2008/2014) fleurs géantes dont la géométrisation est poussée à l’extrême et qui établissent avec le visiteur une relation à la fois inquiétante et familière, enfin les Trans-Natures (2013/2014) présentées « in vitro » au sein d’une serre abritant une nature composée d’arborescences virtuelles en perpétuelle métamorphose.

Herbarius 2059 (réalisé avec la collaboration de l’écrivain Jean-Pierre Balpe) est l’avatar numérique d’une tradition remontant à l’Antiquité grecque. L’œuvre, qui mêle le réel et le virtuel, propose textes et images générés en temps réel. Sur un album de douze feuillets blancs, sont projetés côte à côte une fleur fractale de Miguel Chevalier évoluant sous les yeux du lecteur et un texte génératif de Jean-Pierre Balpe, dont la fiction s’inspire de traités d’herboristerie. S’inscrivant par ses racines dans la tradition, l’œuvre se révèle résolument moderne par sa technologie et nous entraîne vers ce que pourrait être la bibliophilie du XXIe siècle.

En regard de ces jardins extraordinaires, sont présentés des tirages numériques donnant à voir la croissance des plantes selon un principe hérité de la chronophotographie, ainsi que des sculptures réalisées grâce à la technologie innovante de l’impression en 3 dimensions, véritable révolution dans le domaine de la sculpture.

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