Accueil     
Musée d'art moderne de Céret   (Retour)
Dominique Gauthier
Dominique Gauthier
Né en 1953

Dominique Gauthier

Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte

Actuellement professeur à l'Ecole Nationale des Beaux-arts de Paris.

Dominique Gauthier quitte l’école des Beaux-arts de Marseille en 1977. Dès ses débuts il se montre distant par rapport aux mouvements artistiques dominants, il trouve ses références chez Pollock, Serra, De Kooning, Dubuffet, Sam Francis mais aussi dans la peinture baroque ou chez Bellini.

Thème récurrent chez lui, l’infini résonne dans la déclinaison de séries qui se répondent l’une l’autre : Les Opéras I, les Opéras spartiates, les Opéras idéogrammes, les Arlequinades I, Les Arlequinades II, les Hostinatos… Dans un reflux permanent le travail de Gauthier reprend des éléments de sa peinture, ses motifs, ses problématiques, dans une sorte de spirale induisant recommencement, progression, ouverture sur l’infini en expansion où se mêlent autant les éléments de la nature que ceux de l’histoire et de la culture. Les formes et les lignes prolifèrent, constituant des microcosmes imagés dans une évocation à la fois mentale et physique d’une sorte de vortex, tourbillon fluide à la dynamique parfois magnétique. Néanmoins à chaque répétition s’opère un léger décalage du rythme introduisant aussi la dissonance qui permet d’échapper à l’enfermement et à l’obsessionnel. Les titres donnés par l’artiste à ces séries révèlent ses domaines d’inspiration : la mythologie, l’histoire de l’art, la musique, la philosophie.

La série des "Hostinato" tire son titre du domaine musical où l’ostinato est un « Élément mélodique ou rythmique plus ou moins court se répétant périodiquement et « obstinément », cependant que d'autres éléments (voix superposées, rythmes simultanés, etc.) se modifient simultanément ».

Généralement la pratique du dessin suppose une ligne qui part du cerveau et aboutit à la main. Ici l’artiste plante un clou dans la toile, y attache une cordelette au bout de laquelle est fixée un crayon de maçon. Il effectue alors des traits en spirales en déroulant plus ou moins la cordelette autour de l’axe du clou, dans l’espace délimité et clos de la toile carrée.

Il reste la trace du clou, véritable point de fixation qui suppose un déroulement et un enroulement interdisant à l'artiste toute sortie hors du programme fixé dans sa pensée initialement.

L'artiste choisit de recouvrir picturalement une partie de la toile, ce masque de couleur souvent de forme carrée, sert de révélateur, permet une redéfinition de l'espace total du tableau. Même si un quart du tableau se trouve masqué, on peut néanmoins le deviner grâce à un processus intellectuel, un prolongement mental qui permet sa réapparition malgré un effacement très concret.

Deux expositions ont été consacrées à Dominique Gauthier au Musée de Céret, en 1993 et en 2001.

Musée d'art moderne de Céret    8, Bd Maréchal Joffre    66400 Céret - France    T (33) 04 68 87 27 76
www.musee-ceret.com   www.musee-ceret-expo.com
   Etablissement Public de Coopération Culturelle    © Droits de reproduction et de diffusion réservés
© Succession H. Matisse    © ADAGP, Paris 2017    © Successió Miró / ADAGP, Paris 2017
© Fondation Tàpies, Barcelone / ADAGP, Paris 2017    © Succession Picasso 2017
Crédits photographiques Tous droits réservés